La plupart, sinon un bon trois-quarts du public connait mal LaDisparition. Pourtant voilà : fait non sans brio, l’in-folio du scribouillard d’un an lointain abat sur nous tout son travail.
Articulant son roman autour d’un Anton Voyl, au nom provoquant alors un sursaut, un « j’ai compris ! », un G.P. naviguant toujours plus hors du joug d’un « rond pas tout à fait clos, fini par un trait plutôt droit. »
J’avais, parfois, compris qu’il avait fait un roman parfait sans utilisation du mot manquant, qui fut ourdi par tous mais n’apparaissait pas du tout. Mais, loin fut l’imagination d’un brio si puissant, si fort qu’il paru jamais n’avoir disparu.
300 recto puis verso font l’in-folio magistral, absolu parangon du travail du scribouillard français.
« L’on parla donc anglais ou plutôt l’on spiqua anglisch. »
Il produit donc un bouquin parfois par l’utilisation d’anglais, accouchant d’un mot par-ci, d’un mot par-là, d’un dispositif distinct à nos habituations.
Il s’agit pas ici d’un gloubiboulga total sans aucun attrait, mais d’un vrai travail, d’un vrai polar, inscrivant l’action dans un vrai but.
Georges Perec
Traduit dans d’otros idiomas, un travail loin d’un travail badin avait croisé plus d’un translator. La traduction du bouquin à la façon du castillan a pris pas moins d’un bon 7 ans.
Mais l’accusation du lisant agit sur l’absolu du bouquin : sibyllin oui, mais abscons, surtout. L’imagination du scribouillard contournait non sans biais abracadabrant la signification d’un initial truc.
OVNI, loin du banal, inconnu quasi parfait, La Disparition sondait, scrutait, un amphigouri hardi, transformant l’insaisi clairvoyant.
Je ne connais pas Alain Minc. Je ne connais pas la série des « dictionnaires amoureux ». Voilà qui constitue une base solide pour fournir une analyse de qualité suffisante.
Alain Minc est un conseiller politique et essayiste, énarque et proche des hautes de sphères de notre monde, avec une bibliographie longue comme le bras. Il s’agit donc d’un homme avec une certaine influence, ainsi qu’un savoir sur les enjeux internes aux sphères politique et médiatique.
Quant au « dictionnaire amoureux », c’est en réalité une collection d’ouvrages qui a été créée en 2000 pour les éditions Plon. Il s’agit – plutôt que d’un véritable dictionnaire ou d’une liste neutre de thèmes légèrement définis – d’une suite d’essais multidimensionnels teintés d’une subjectivité fort peu voilée, le tout dans l’ordre alphabétique. Je rattache cette collection au fameux Dictionnaire Philosophique de Voltaire, qui était d’un ennui mortel. Autant dire qu’entre mon ignorance sur la personnalité de l’auteur et son concept, ainsi que mes a priori ne constituaient pas un bon socle pour commencer la lecture de ces essais.
Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu. En effet, parfois sérieux et parfois mouillés d’acides, les phrases de Minc sont propres à nourrir la flamme des uns et des autres sur les sujets politiques ou non. Parmi eux, on peut trouver des mouvements politiques ou bien des personnalités.
J’ai particulièrement été interpelé – agréablement ceci dit – par l’article sur Bolloré, toujours en pleine actualité. L’article concerne le pouvoir qui lui est conféré par son argent, et le contrôle des média qui en résulte.
« Est-ce un homonyme qui, quelques années plus tard, transforme sa chaîne d’information en Fox News [en référence à CNews] à la française, en fait une rampe de lancement pour Éric Zemmour, pratique la chasse aux sorcières parmi les journalistes dès qu’il prend le contrôle d’un organe de presse et envisage sans doute de se livrer aux mêmes pratiques vis-à-vis des éditeurs de son groupe ? »
Bolloré, le pouvoir de l’argent dans le monde des idées, p. 43
Le point du vue de Minc est donc parfois relativement véhément, mais reste néanmoins pertinent sans tomber immédiatement dans les discussions politiques de comptoir.
Un reproche que l’on pourrait cependant formuler à l’égard de cet ouvrage – et qui est, dans un autre sens, un compliment – est qu’il n’est pas destiné aux lecteurs non-avertis. Il est destinés à « ceux qui savent » de quoi on parle, « ceux qui savent » de qui on parle. Dans un sens donc, il s’agit d’un ouvrage qui est bien loin d’être infantilisant, mais qui inscrit sa réflexion hors de portée des quidams en manque d’expérience.
Mais dans l’ensemble, ce Dictionnaire amoureux du pouvoir constitue un témoignage interne et privilégié, livré sans le moindre détour, sur les contextes politiques actuels et passés.
Comme je pense 99,99% des gens (statistique non contractuelle), je connais Roméo et Juliette, sans doute l’œuvre la plus célèbre du dramaturge anglais William Shakespeare. Mais comme beaucoup d’autres, je ne l’avais jamais lue, et je ne l’ai jamais vue au théâtre.
La traduction de ce volume publié chez Folio classique est d’Yves Bonnefoy (1923 – 2016), poète assez important de la fin du XXe siècle. Et c’est avec – et grâce à – sa traduction que j’ai pu en découvrir davantage sur ces amants dont l’amour naît (et meurt) dans des circonstances plus que tragiques.
Comme la plupart des gens, tout ce que je connaissais de la pièce c’était que : « Roméo et Juliette font partie de deux familles ennemies de Vérone en Italie. À la fin Roméo, croit que Juliette est morte, il se suicide. Juliette n’est pas morte, elle voit Roméo mort, et se suicide à son tour. Fin. »
Et je dois dire que je n’avais pas cherché à aller plus loin que ça. Mais en réalité, le très gros de l’intrigue consiste en ce résumé familier que j’ai établi.
« Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? »
Acte II, Scène II
Ce que j’ignorais, mais ce dont je me doutais aussi, c’est que le texte regorgeais d’un mélange d’une poésie éclatante, rendue à merveille en français par la plume de Bonnefoy, et d’un langage cruel, terrible et amer dont seul le cœur du « Barde immortel » en a été capable – ce qui entraîne, malheureusement bien sûr, des difficultés de compréhension à certains passages, tant les mouvements du langage se font sentir.
L’ensemble du texte est assez ardu à expliquer et à comprendre si on se concentre uniquement sur les mots employés sans se pencher sur le sens véritable des paroles, pour aller plus loin qu’un simple « g ri1 compris lol.«
On ne peut cependant pas dire que Roméo et Juliette soit une pièce d’une particulière profondeur. L’intrigue est simple, avec quelques détours certes, mais pas la plus complexe. MacBeth (1623) faisait une « pièce écossaise » bien plus courte et bien plus difficile à appréhender.
Mais, évidemment, cette pièce demeure bien plus qu’un « oh la la on s’aime mais on a pas le droit – oh la la on est morts. » Elle illustre, à la suite, dans la continuité et en provoquant des siècles et des siècles de tragédie à l’eau de rose.
Romeo and Juliet, lithographie, vers 1880, colorisée
Archétype des « amant maudits » (en anglais, star-crossed lovers) le couple que forment Roméo et Juliette se frotte d’abord à l’essence-même de ceux qui le composent, de par leurs familles respectives, Capulet et Montaigu. Les évènements – combats et morts, décisions patriarcales en tous genres – entraînent un désespoir apparement inextricable qui ne trouve sa résolution que dans la mort et la fin de tout.
La mise en exergue d’une telle passion au-delà de toute considération politique ou belliqueuse permet aux amants de Vérone de réunir leurs deux familles dans un deuil profond, plongé dans le ciel gris d’un jour funeste.
Roméo et Juliette est un chef d’œuvre, non seulement théâtral mais aussi textuel, intemporel et ô combien représentatif de la violence mêlée à la passion que l’on retrouve chez Shakespeare.
La saison 2 de Bref est sortie le 14 février sur Disney+, et à cette occasion j’ai du revoir la première saison. Je l’avais déjà vue il y a assez longtemps, très probablement au moment de sa diffusion. À cette époque, j’aimais bien. Sans plus. Mais après l’avoir revue avec des yeux d’adulte, je me rends compte que Bref en dit plus long que son titre le laisse entendre.
Quand j’étais (bien) plus jeune, Bref c’était juste comme une capsule qui passait des fois sur la télé. Comme je l’ai dit, j’aimais bien. Pour moi, c’était plus une série humoristique qu’autre chose. Mais si elle est effectivement assez comique sur certains points, la série a souvent recours à des tons plus graves et moins joyeux. Entre éventuel commentaire social et discours sur la santé mentale, la série créée par Kyan Khojandi (« Je ») et Bruno Muschio/Navo (« Jamais ») utilise beaucoup le symbolisme et l’allégorie.
L’allégorie, discours sur la santé mentale
« Demain », « Jamais », « Solitude », « Liberté » ou encore (spoiler) Kheiron sont autant de personnages qui expliquent la vision et la personnalité de « Je. » Mais ce ne sont pas les seules utilisations de la symbolique qui existent dans Bref.
Dans l’épisode 57, Bref. On était des gamins, l’ombre de l’ours parcourt les murs comme une image de la complicité qui existait entre « Je » et son ex, tout comme les enfants qui les représentent. Lorsque la relation se termine, l’ours se désintègre. Je ne considère pas que la symbolique soit ici de nature à forcément expliquer ce qui se passe mais à mettre l’emphase sur le côté émotionnel de la fin de la relation.
Mais l’épisode le plus clair tant au niveau de la représentation de la santé mentale que de la symbolique reste l’épisode 80, Bref. J’ai fait une dépression. Dans celui-ci, « Je » se retrouve dans le jeu vidéo de sa vie, dans lequel il doit se battre contre ses traumatismes, aussi minimes soient-ils en apparence, pour sortir de l’ascenseur qu’est la dépression.
Juste l’histoire d’un mec
Bref n’est pas une série qui transmet apparemment un message social ou politique. Elle se place en observatoire du cercle des personnes que le personnage principal côtoie, ainsi qu’en début très léger d’introspection. « Je » n’est pas une bonne personne, semble se convaincre du contraire. Cependant, dans cette première saison, une telle considération – sur le fait que « Je » soit ou non une bonne personne – ne trouve pas encore sa place.
Si le personnage principal détruit sa relation amoureuse, ses relations familiales, et même ses relations amicales, il n’en est pas moins un personnage que l’on ne déteste pas forcément, en tout cas pour ma part. C’est un peu comme dans BoJack Horseman : on a conscience que ce personnage est un sinistre connard mais on n’éprouve pas de sentiments négatifs (en tout cas de trop forts) à son égard.
La série est aussi intéressante sur la question des points de vue : elle est quasiment uniquement axée sur le point de vue, les sentiments de « Je » sans prendre en considération ceux des autres, comme on peut le constater plus clairement avec l’épisode 60, Bref. Je suis un plan cul régulier, dans lequel on a le point de vue de Marla, totalement différent de celui de « Je. »
D’ailleurs, il serait temps de noter un détail assez important : le personnage n’a pas de prénom, ni de nom de famille. Dans les crédits, il est sobrement intitulé « Je », ce qui appuie un sentiment que ce personnage est absolument imbu de lui-même, et que seul son point de vue compte.
Bref, en bref
C’est la vie d’un mec qui voit ce qui se passe autour de lui, et qui gâche à peu près tout le temps à peu près tout ce qu’il touche. Génial.
Sorti en 1962 chez les Disques Vogue, cet album de la chanteuse, décédée l’an dernier, mêle romantisme et mélancolie dans une ode à la jeunesse de l’époque. À l’origine sans titre, Tous Les Garçons Et Les Filles – du nom de son titre phare – demeure un album iconique du début des années 60.
Je connaissais cet album depuis (très) longtemps, surtout les deux titres Tous Les Garçons Et Les Filles (Face A, Piste 1) et Le Temps De L’Amour (Face A, Piste 5) et j’avais même acheté le vinyle au début 2024. Puis Françoise Hardy est décédée. Et comme beaucoup de personnes, je (re)découvre un.e artiste à sa mort.
L’arrière de l’album contient les phrases pompeuses de l’époque « LA JEUNESSE CHANTE LA JEUNESSE… » ou encore « FRANÇOISE HARDY… C’EST LE RENOUVEAU DE LA JEUNE CHANSON FRANÇAISE ! » Autant dire qu’avec une perspective de 2024, on ne peut pas dire que Françoise Hardy soit particulièrement représentative de la jeunesse française. J’aurais même eu tendance à penser le contraire.
Mais lorsque l’on se penche un peu sur les thèmes abordés (outre le twist et le rock), les paroles, les sonorités.. on se rend assez vite compte que cet album est finalement/relativement d’actualité.
La solitude et l’abandon
« Les doigts qui tremblent dans sa main Les gestes souvent maladroits Font déjà partie du passé Où je restais des nuits sans fin À penser et rêver à toi Le premier que j’ai cru aimer »
J’ai jeté mon coeur (Face B, Piste 3)
Le thème de la solitude, couplé à celui de l’abandon, parcourt l’album : Tous Les Garçons Et Les Filles, La Fille avec toi (Face A, Piste 3), J’ai jeté mon coeur, C’est à l’amour auquel je pense (Face B, piste 6).
Ce sont des questions qui sont assez intemporelles parce que là où il y a de l’attachement, il y a un risque d’abandon, il y a un risque de se retrouver seul à la fin. Cet abandon semble inéluctable dans l’album, et c’est aussi quelque chose qu’on peut lui reprocher : il présente une énonciation sans contraste ni nuance de la tristesse liée à la solitude, qui vient de fait avec un maigre espoir.
La véritable exception à cette absence de mesure dans le désespoir, c’est Il est parti un jour (Face B, Piste 4) – si elle est abandonnée lâchement, elle a bien l’intention de rattraper le temps perdu (seule ou accompagnée).
Ces chansons sont vivement déconseillées si vous allez mal ou si vous sortez d’une rupture sentimentale.
« Un jour il vous jure je t’aime Mais déjà le lendemain Il n’est plus le même Je ne suis plus rien »
C’est à l’amour auquel je pense
L’amour fou, contraste flagrant
Cet album est un mélange de noir et de blanc : si la moitié des pistes donnent envie de se tirer une balle, l’autre moitié nous expose à l’idylle amoureuse, idéal dont ont du mal à se défaire les relations actuelles : Ça a raté (Face A, Piste 2), Oh oh chéri (Face A, Piste 4), Le Temps De L’Amour, Il est tout pour moi (Face A, Piste 6), On se plaît (Face B, Piste 1), Ton meilleur ami (Face B, Piste 2), Je suis d’accord / J’suis d’accord (Face B, Piste 5)
« Il a ses défauts Et moi j’ai les miens Mais on fait ce qu’il faut Et on s’entend bien »
Il est tout pour moi
Si la solitude est exprimée avec une moindre palette de nuances, il existe une plus grande variété de sentiments dans l’appréciation de cet amour – qui est tout de même démesuré.
Si dans Il est tout pour moi , Oh oh chéri et On se plaît, le sentiment amoureux efface et met en retrait les sentiments négatifs comme la perspective de la fin de la relation, d’autres textes sont plus réservés au sujet de la place de la relation dans la vie des « protagonistes.’
Le Temps De L’Amour est représentatif de la fuite du temps, et de la fin de la jeunesse, de l’aventure et des amourettes, mais dont le souvenir demeure impérissable.
Cette nuance dans l’amour fou exprimé ici laisse la place à un élément représentatif : le choix de la femme. Dans Ça a raté, elle choisit de se laisser séduire ce garçon inconnu, tout comme elle fait le choix contraire dans Ton meilleur ami.
Mais cette question du choix apparaît principalement dans Je suis d’accord : elle accepte de faire beaucoup de choses avec celui que l’on suppose être son partenaire, mais refuse catégoriquement d’aller chez lui.
« Baby, si tu n’es pas content Je penserai que ça signifie Que tu ne m’aimes pas comme tu le prétends Et que, bien souvent, tu m’as menti »
Je suis d’accord / J’suis d’accord
Tous Les Garçons Et Les Filles est en réalité très actuel et représentatif, certes avec des mots et des formulations d’un autre temps, de l’état d’esprit de le jeunesse dans ses relations amoureuses.
Le fait que l’album s’inscrive tant que ça dans un contexte à la fois (très) daté et (tout aussi) actuel lui confère un statut d’icône de la discographie de Françoise Hardy et de la chanson française des années 60. Cette nuance, ce large éventail d’émotions que nous fait traverser la voix de la chanteuse font que de cette album, on s’en souvient.
Paru en 2023 aux Éditions de l’Opportun, Hunter x Hunter : la philosophie, par Arnaud Jahan se présentait comme un décryptage pointu du manga susnommé, à travers notamment le prisme de sa version animée sortie en 2011.
Arnaud Jahan, diplômé d’une école de cinéma, n’en est pas à sa première analyse : il est également l’auteur de La philosophie selon Naruto (2022) et de L’Attaque des Titans : la philosophie (2023) tous deux également aux Éditions de l’Opportun.
Au début de la lecture de ce beau bébé de plus de 400 pages, les attentes commencent à vaciller quelque peu : le titre mentionne une « philosophie » tirée de l’oeuvre de Yoshihiro Togashi, mais rares sont les éléments relevants véritablement de ladite philosophie.
En effet, si l’oeuvre est – je le reconnais – analysée sous différents points de vue, elle ne l’est pas sous celui de la philosophie. Ce « guide » est en réalité davantage un ouvrage contenant des réflexions tout à fait personnelles sur ce que pourraient signifier certains éléments de l’oeuvre. Il n’est pas ici question de critiquer les prises de positions de l’auteur – qui lui appartiennent – mais de formuler des remarques (normalement) constructives sur sa construction.
Le défaut majeur : l’organisation de la réflexion
S’il existe bel et bien un plan permettant d’organiser la réflexion d’Arnaud Jahan, le propos introductif, mais aussi le plan en général, rendent le propos tout à fait décousu. L’on passe d’un arc à un autre, d’un personnage à un autre en quelques lignes pour illustrer un propos.
Pour tout de même prendre la défense de l’auteur, les différents exemples évoqués – bien qu’ils soient disséminés dans toute l’oeuvre – permettent de consolider sa réflexion et de véritablement axer ses thèses sur des fondements factuels.
Mais le point le plus « regrettable » dans les arguments proposés par Jahan est la répétition, en de nombreuses occurrences, des mêmes points : quand un argument est répété plusieurs fois, il perd de sa force et de son intérêt.
En plus de cette fâcheuse organisation, une autre critique – plutôt d’ordre personnel je l’avoue – peut aussi être soulevée : le style des phrases est lourd et certaines d’entre elles semblent avoir été dictées sans la moindre adaptation à l’écrit, et ce en plus de nombreuses coquilles qui subsistent entre les pages de l’ouvrage.
Une livre à fuir ?
Évidemment, non. Malgré tous ces points, Hunter x Hunter : la philosophie n’est pas non plus une catastrophe déplorable. Je trouve simplement dommage que le potentiel que laisse entendre le titre, à savoir une analyse de l’oeuvre au prisme de la philosophie, ne soit que peu (voire pas) exploité.
Les thèses soulevées sont pour certaines intéressantes, et il m’a fait plaisir de découvrir les réflexions partagées par Arnaud Jahan. Une preuve que cet ouvrage est suffisamment intéressant pour que l’on s’y penche ne serait-ce qu’un peu : je suis arrivé au bout.
Comme cela a déjà été dit précédemment, le livre n’est clairement pas un traité philosophique, mais plutôt l’oeuvre de quelqu’un qui est un grand amateur du manga, et qui s’est efforcé de fournir une ode à son univers riche et varié.